Toiles solidaires : le projet de l’artiste Franck Célaire en soutien à la Banque alimentaire

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[Article écrit par L’Art-vues]

Né pendant le confinement, le collectif Toiles solidaires est un élan pour l’autre. Le but : demander aux artistes de composer une toile dont les bénéfices de la vente reviendront à une association. A l’origine de ces Toiles solidaires, l’artiste melgorien Franck Célaire qui nous a présenté son projet.

Comment est né le projet Toiles solidaires ?

Je ne dors pas beaucoup, j’ai toujours le cerveau qui fonctionne. Et, pendant le confinement, je voyais à la télé ces musiciens qui créaient des chansons pour aider. Je me sentais impuissant et je ne savais pas quoi faire. J’ai alors vu que Gérard Bru avait mis en vente un tableau pour les soignants, mais en même temps je pensais que tout seul ça ne rapporterait pas assez. J’ai donc eu l’idée de monter une sorte de collectif. J’ai lancé un appel sur Facebook et beaucoup de réponses positives sont arrivées.

Le but c’est d’avoir un maximum d’artistes qui collaborent à ce projet, de les mettre en avant, qu’ils se fassent connaitre et puis ensuite, trouver des partenaires et de récolter un maximum d’argent. J’ai beaucoup réfléchi pour savoir à qui devait revenir cet argent. Au départ, j’ai pensé aux soignants, aux intermittents et finalement il ira à la banque alimentaire de l’Hérault où la situation est catastrophique.

Quelles sont les règles que doivent suivre les artistes, avez-vous imposé un thème ?

Il n’y a pas de thème particulier. La seule chose que j’ai imposée, c’est le format 30×30. Certains vont faire des photos, un artiste fait actuellement une sculpture, dans ce format, à accrocher au mur. La seule contrainte, c’est vraiment le format, chacun fait un peu ce qu’il veut et il se vend facilement. La plupart des artistes jouent le jeu.

Qui sont justement les artistes qui collaborent à ce projet ?

Aujourd’hui, près de 90 artistes participent et j’en espère plus ! Je n’ai pas encore réussi à faire bouger les artistes de Montpellier. Pour l’instant ils viennent surtout de Paris, de Marseille, de Suisse, de Belgique, de Québec. Je cherche tous les partenaires qui voudront bien. Si 50 artistes veulent s’inscrire, il n’y a pas de soucis !

Quel avenir pour Toiles solidaires alors que le confinement est derrière nous ?

J’aimerais trouver un lieu pour accrocher toutes ces toiles, ces oeuvres. En septembre, ou en octobre, il faut encore trouver un lieu, mais j’aimerais faire une grande expo. Et après, éventuellement j’aimerais faire une vente aux enchères, peut-être en ligne. Ce système devrait permettre de récolter le maximum d’argent possible.

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